[UneAutreGauche] La journée du 28/10 sur indymédia et A Contre Courant

Didier Brissa didier.brissa at teledisnet.be
Dim 29 Oct 15:32:27 CET 2006




Journée pour une autre politique de gauche ce 28 octobre.

Grégory D'Hallewin, 28/10/2006 (23:12)
http://www.indymedia.be/en/node/5202 <http://www.indymedia.be/en/node/5202>
Ce samedi, à l’auditoire Janson, conformément à ce qui avait été prévu de
longue date, Une Autre Gauche (UAG) et son équivalent néerlandophone Comité
voor een Andere Politiek, se sont réunis pour une journée pour une autre
politique de gauche. L’objectif était de créer un espace pour cette
alternative politique, d’appeler les forces progressistes à s’unir contre
les politiques néolibérales et de soumettre au vote les trois prises de
positions adoptées tant par les dirigeants d’UAG que par ceux de CAP. On a
pu dénombrer environ entre 500 et 600 personnes.

C’est vers 1 heure de l’après-midi que démarre la journée. Après une
présentation par Lode van Outrive et Nadine Rosa-Rosso, chacun dans sa
langue respective, Jef Sleeckx commence son introduction. Il rappelle que
CAP est né dans la suite du combat contre le traité constitutionnel européen
et contre le Pacte des Générations. Dans les deux cas, aucun des partis
nominalement progressistes n’a relayé ces combats dans le champ politique.
« J’en suis venu à la conclusion qu’il faut une alternative politique à la
gauche du SPa et du PS ». Il lance ensuite un appel à une union des forces
de gauche contre la politique néolibérale. Didier Brissa prend ensuite la
parole pour UAG. Il lit le texte envoyé par Georges Debunne, qui n’a pu être
présent, qui appelle lui à une union de la gauche au niveau européen. Didier
Brissa reprend ajoute que « sur les grandes questions sociales, les
problèmes communautaires ne pèsent pas plus qu’un fétu de paille ». Il
dénonce lui aussi le comportement du PS, dont les ministres ont dénigré dans
l’affaire du Pacte des générations « ceux qui luttaient pour la défense de
leurs droits » ; Ce faisant, ils laissent « comme seule alternative l’
extrême droite et son programme encore plus nuisible aux intérêts du peuple,
fait d’exclusion, de discrimination et de destructions des organisations des
travailleurs ».
Deux autres personnalités se sont fait remarquer. L’une, François Houtart,
par son absence pour raison d’actions de lutte contre les privatisations. Et
par le discours que le professeur de l’UCL a fait parvenir, où il appelle à
un processus d’unification des forces de gauche « dialectique ». L’autre par
sa présence, Raoul Marc Jennar. Celui-ci a expliqué le mouvement auquel il
participe, le Collectif National pour une Alternative Antilibérale de Gauche
et des Candidatures Unitaires. Celui-ci est né dans la foulée des luttes
pour le non au traité constitutionnel. Actuellement, il est composé de 650
comités qui fonctionnent au niveau local.

Les orateurs se succèdent. Notamment un conseiller communal du WASG d’
Aix-la-Chapelle, qui explique l’état des mouvements sociaux en Allemagne,
des syndicalistes (VUB, Bayer, SETCA ) un militant pour le droit au logement
à Bruxelles, ainsi que Tinny Mast, une des mamans d’enfants disparus, qui
dénonce une justice de classe : « Pourquoi lorsque disparaît un enfant d’
ouvrier, n’y a t’ il pratiquement pas d’enquête ? Et lorsque l’on exprime
son mécontentement, on est enfermés durant 24 heures ».
Vient ensuite la répartition en commissions. Il y en a en tout 12 : logement
; services publics ; antiracisme et migrations ; solidarité internationale
contre la guerre et la mondialisation néolibérale ; enseignement ; écologie
; Europe ; pauvreté ; droits syndicaux ; accord interprofessionnel et «
pacte de compétitivité » ; emploi ; femmes. Les commissions se réunissent
séparément dans le bâtiment H pour la plupart vers trois heures. Dans le cas
de la commission « antiracisme », avec Nadine Rosa-Rosso et Geert Cool, de
nombreuses réflexions et expériences, parfois poignantes, sont échangées.
Quelques lignes de force peuvent être repérées. La lutte antiraciste est
dans une large mesure emboîtée dans la lutte antinéolibérale. Mais elle est
aussi spécifique. Un mouvement de gauche doit se présenter comme opposé
catégoriquement à toute forme de discrimination. Il est aussi dénoncé le
fait que le racisme se déplace en partie sur le terrain religieux. Il peut
désormais se cacher derrière la parure de la laïcité en interdisant aux
jeunes filles de famille musulmane de porter le voile. Au terme des débats,
la commission retient ces points suivants :
*	Soutenir le projet de loi de l’UDEP ;
*	Revoir la loi de 1980 sur les étrangers ;
*	Proclamer la liberté de circulation ;
*	Supprimer les centres fermés.
Il est aussi souligné qu’il est nécessaire de hiérarchiser les priorités
dans la lutte antiraciste, car le racisme est un phénomène multiforme.
Priorité est donc donnée de lutter contre les formes les plus nuisibles :
celles qui sont les plus répandues dans la population et qui bénéficient du
soutien de certains secteurs de l’appareil d’Etat, comme on peut le voir
dans la politique répressive à l’égard des demandeurs d’asile ou vis-à-vis
des filles portant le voile.

C’est dans les alentours de 7 heures que se réunit à nouveau la plénière
dans l’auditoire Janson. Les trois prises de positions communes à UAG et à
CAP sont soumises au vote :
*	La première affirme la nécessité de poursuivre la construction du
mouvement et fait l’objet d’un petit ajout tout en instaurant les 12 groupes
de travail à partir des commissions. Elle récolte une seule voix contre.
*	La deuxième affirme l’engagement à élaborer un programme électoral pour
2007, qui sera soumis à l’approbation du mouvement. Il y a 7 voix contre et
15 abstentions.
*	La troisième affirme le caractère « belge », c’est-à-dire au-dessus des
divisions communautaires, du projet. Elle ouvre une période d’expériences
communes au termes desquelles la décision sera prise de devenir un parti ou
de rester un mouvement. On dénombre 7 voix contre et 15 abstentions.
La journée se termine sur ces votes.
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Une Autre Gauche : quid ?

Grégory D'Hallewin, 28/10/2006 (23:15)
http://www.indymedia.be/en/node/5201 <http://www.indymedia.be/en/node/5201>
Ce samedi 28 octobre, UAG et son équivalent flamand CAP se réunissent à l’
ULB pour une journée commune. Mais qu’en est-il de ce mouvement ? Rencontre
avec un de ses fondateurs : Didier Brissa, par ailleurs lié déjà à d’autres
tentatives d’unification de la gauche. Souvenons-nous du D14.

foto han Soete <http://flickr.com/photos/hansoete/>
Pouvez-vous expliquer le contexte qui amené à la création d’UAG ?
« Le point de départ ce sont des délégués syndicaux de CSC Transcom qui ont
mal vécu l’affaire du Pacte des Générations. Ils ont compris qu’il n’y avait
plus de relais au plan politique pour les points de vue défendu par les
travailleurs dans les organisations syndicales, mais aussi dans le monde
associatif. En outre, beaucoup s’étaient investis dans le mouvement blanc.
Ils ont pris contact avec des gens de différents milieux (syndicalistes d’
autres organisations, monde académique, associatif … ). Ils ont rédigé une
carte Blanche parue dans La Libre Belgique le 22 février. De nombreuses
personnes ont répondu à l’adresse mail qui avait été laissée et une première
réunion a eu lieu à la mi-mars.
Figurait aussi dans le texte de cette carte blanche un bilan de la
social-démocratie et d’Ecolo. On soulignait que leur programme ne répondait
plus aux aspirations d’une majorité de la population et que cela accentuait
le vote protestataire de type extrême droite.
Un autre élément de concordance est l’opposition au traité de constitution
européenne. Une partie des gens du’UAG sont ceux qui ont récolté les
signatures à l’initiative de Sleeckx et Debunne au parlement contre le
traité constitutionnel. Cela a été un élément de concordance important ».
Quel est ton parcours ? Et plus particulièrement, qu’est-ce qui dans ce
parcours t’a dirigé vers UAG ?
« En ce qui me concerne, je suis arrivé à la première réunion, après la
publication de la carte Blanche. J’ anime un collectif A contre-courant,
dont l’objectif est de créer la transversalité à gauche, tant associative
que politique. Les participants viennent d’horizons politiques différents .
C’est sur base de cela qu’on m’a demandé de participer au secrétariat
politique d’UAG. J’ai aussi participé à d’autres initiatives de cette nature
comme les marches européennes contre le chômage et le D14.
Qu’est-ce qui d’après toi doit évoluer dans la gauche ? Quels sont les
combats à mener ?
"Il y a plusieurs niveaux. Le premier, c’est la préservation, la défense et
l’élargissement des conquêtes d’après 1945. C’est ce qui a permis d’encadrer
le système capitaliste, de limiter ses effets négatifs. L’essentiel de l’
impôt progressif et de la sécurité sociale, c’est l’amorce d’un processus de
partage et de redistribution des richesses. Même s’il faut encore changer le
propriétaire des lieux, mais on ne peut pas tout avoir ! On constate que s’
il y a des ruptures au niveau de l’électorat de gauche,c’est que beaucoup de
gens ont des griefs. La critique que porte une majorité de gens face au
système, ce sont les effets négatifs de la privatisation, le moindre
contrôle de l’économie, l’unification européenne qui ne se fait pas à l’
avantage des gens, la dérégulation, …Il y a une accumulation. Même quand des
gens manifestent collectivement, massivement, comme les 100 000 personnes
qui ont manifesté contre le Pacte des Générations, qui est l’exemple type de
cette politique néolibérale, cela passe quand même. Il y a eu une
accumulation. On s’est d’abord attaqué à la tranche la plus faible des
travailleurs : les sans papiers, sous Tobback. Avec Vande Lanotte, on s’en
est pris au minimex, devenu RSI, c’est-à-dire au filet social de base. Puis
sous Onkelinx et beaucoup plus sous Vanden Broucke, Freya Vanden Bossche et
Vanvelthoven. Puis il y a eu l’attaque contre les prépensionnés avec le
Pacte. Puis maintenant, on s’attaque aux salariés mêmes avec le Pacte de
Compétitivité. Ce qui est à noter, c’est que l’offensive est menée par la
sociale-démocratie flamande, beaucoup plus que par la droite. Le PS
francophone ne mène pas une bataille d’opposition. Mais il se montre comme
celui qui limite la casse."
"Si on porte un regard plus éloigné, on peut souligner que la chute de l’
URSS a été une défaite à deux titres, la défaite du modèle de type
soviétique, mais aussi celle de la social- démocratie. Pendant le petit
XXème siècle, les sociaux-démocrates ont pu négocier avec la bourgeoisie car
ils avaient à partir de 1918 un épouvantail derrière eux. Cela a mis en
place un nouvel équilibre. Mais avec la chute, on peut souligner qu’ils ont
dû renégocier. Maintenant, ce sont eux qui mènent des politiques
néo-libérales (Di Rupo qui a privatisé Belgacom). Ils ont un avantage pour
le faire par rapport à la droite : ils ont le contrôle sur le mouvement
ouvrier. En effet, pour la droite, cela pose une contradiction. Il y a le
capital des grandes entreprises, beaucoup plus mobile, qui est dans les
mains d’actionnaires. Les dirigeants de ces entreprises n’ont pas d’ancrage
géographique. Ils ne sont que les délégués des actionnaires. Mais il y a
aussi un capitalisme national, dont les entreprises sont encore dans les
mains de propriétaires. Ceux-ci ont un ancrage régional et national. L’
ouverture des frontières est pour eux une mise en danger de leurs activités
économiques. La droite est liée aux deux structurellement et elle doit gérer
des intérêts contradictoires. La social-démocratie peut plus facilement
faire passer des réformes néo-libérales car elle n’est structurellement
liées à aucun des deux et contrôle le mouvement ouvrier via ses liens avec
les organisations syndicales »
Comment envisages-tu les relations avec EAP ?
« En juin, on a formalisé des relations jusque là informelles, en
construisant peu à peu le projet d’une journée commune sur base de
préaccords. Le premier, c’est que le problème communautaires est un non
problème, pas au plan culturel. L’autonomie culturelle et linguistique des
communautés est un fait. Mais c’est un non problème au plan politique. Cela
sert à détourner l’attention des gens et à les diviser pour mieux régner.
Pour nous, le seul fonctionnement concevable est au niveau de l’ensemble du
pays. Le deuxième, c’est que pour avoir prise sur le réel, il faut jouer jeu
de la politique politicienne, c’est-à-dire le processus électoral. On va
donc voir dans quelle mesure chez les gens qui seront présents ce samedi
cela peut prendre une forme électorale. Troisièmement, en fonction de ce qui
va se passer cette journée, est-ce que les deux initiatives doivent mettre
en place les conditions pour qu’il y ait un congrès statutaire pour la mise
en place d’une nouvelle organisation politique, dans un délai de 6 mois à un
an après la période électorale ? D’ici là, le débat est ouvert. Il portera
sur des questions de fonds : création d’emplois, inégalités, … »
On a beaucoup parlé de social. Mais qu’en est-il de l’environnemental, en
particulier d’Ecolo ?
« On peut souligner de façon générale l’absence de relais croissante pour le
monde associatif dans milieu politique (ATTAC, sans-papiers). C’est aussi le
cas concernant la problématique environnementale. Ecolo, dont c’était le
fonds de commerce, ne se distingue plus vraiment des autres. Il est dans une
logique d’accompagnement, plutôt que de remise en cause de ce qui dans le
système provoque la destruction de l’environnement. A la limite, le
documentaire d’Al Gore est plus radical que le programme d’Ecolo !
Mais de façon plus générale, on pourrait mettre en parallèle l’évolution d’
Ecolo et celle de la social-démocratie. Avant, dans les années 90, sous
Jacky Morael, Ecolo pouvait se profiler comme l’autre gauche. Mais le
réalisme de gouvernement et le discours sur Ecolo devenu adulte masquent des
évolutions internes à plusieurs niveaux.
D’abord, il y a la prise de pouvoir par le courant chrétien au détriment du
courant issu du monde laïque. L’illustrent les privilèges accordés sous le
ministère Nollet à l’enseignement chrétien, ainsi que les termes dans
lesquels sont maintenant analysés les problèmes sociaux et les prises de
position morales pour le moins étonnantes. Prenons le cas de l’adoption des
enfants par couples du même sexe : cela a généré de fortes tensions
internes. Le oui a été obtenu de justesse. Des gens comme Isabelle Durand y
étaient opposés.
Ensuite, la restriction de la démocratie interne. Les réformes du
fonctionnement ont entraîné une réduction du pouvoir de la base et une
augmentation de celui des cadres et des mandataires. Enfin, on relève une
hémorragie chez Ecolo de la part des gens qui étaient engagés tant au niveau
social qu’au niveau environnemental.
On peut constater qu’en dépit de certains succès, Ecolo, pourtant en grande
partie parti d’opposition, s’est pris un déculottée aux élections ».


Compte-rendu de la journée pour une autre politique de gauche du 28 octobre.


Par Pierre Eyben & Didier Brissa

Mis en ligne par ptit pierre le 29 octobre 2006

Ce sont près de 600 personnes qui se sont retrouvées ce samedi 28 octobre
après-midi à l’auditoire Janson à l’appel de l’initiative Une Autre Gauche
(UAG) et de son équivalent néerlandophone Comité voor een Andere Politiek
(CAP).

Beau succès de foule et de contenu pour la journée organisée conjointement
par les initiatives Une Autre Gauche (UAG) et son équivalent néerlandophone
Comité voor een Andere Politiek (CAP).
Vers 13 heures, ce sont quelques 500 personnes qui ont assisté dans l’
auditoire aux prises de paroles Lode van Outrive, Nadine Rosa-Rosso, Jef
Sleeckx et Didier Brissa.
Pour beaucoup, les combats contre le Traité Constitutionnel Européen (TCE)
et contre le Pacte des Générations auront été le détonateur. Aucun des 4
partis (dits) de gauche qu’ils soient du Nord (SPa et Groen) ou du Sud (PS
et ECOLO) du pays n’ayant soutenu ces combats, ce fut le signe de la
nécessité d’une alternative à leur gauche, d’une alternative clairement
anti-néolibérale et pour beaucoup anticapitaliste.
On a ensuite lu un texte de François Houtart, absent en raison d’actions de
lutte contre les privatisations, qui a appelé à un processus d’unification
des forces de gauche « dialectique » et à une dialogue avec le PTB.
Puis ce fut au tour de Raoul Marc Jennar de dresser un parallèle plein d’
espoirs entre cette initiative et le mouvement auquel il participe, le
Collectif National pour une Alternative Anti-libérale de Gauche et des
Candidatures Unitaires, né dans la foulée des luttes pour le Non au TCE en
France.
La parole fut ensuite laissée à la salle pour un long moment. Des
interventions parfois un peu longues mais ce "micro laissé à la salle"
correspondait à la volonté des organisateurs de faire ce que les autres
partis ne font plus : laisser la parole à toutes et tous.
Un peu après 15 heures, chacun fut invité à rejoindre un des 12 ateliers :
-  Emploi
-  Pacte de compétitivité
-  Logement
-  Sécurité sociale et pauvreté
-  Services publics
-  Droits syndicaux
-  Enseignement
-  Ecologie
-  Antiracisme et migrations
-  Droit des femmes
-  Europe
-  Solidarité internationale
Des ateliers riches mais pour beaucoup très frustrants car bien trop courts
tant les participants étaient nombreux et avides de proposer, de
questionner, bref d’interagir.
Après une pause "ravitaillement" au cours de laquelle ont pu boire du jus de
houblon et avaler un sandwich mou (malheureusement pas "encore"
bio-équitables), la plénière repris vers 19 heures. Au programme, il y eut
une synthèse du travail des ateliers ainsi encore que quelques interventions
de la salle, toujours un peu longuettes mais parfois intéressantes comme
celle d’une "vieille féministe" (sic) qui dressa un parallèle utile entre la
naissance et le développement dans le respect des diversités du mouvement
féministe et celui possible de cette initiative et mis aussi en avant la
nécessité d’une réflexion sur l’importance et le role les medias de masse.
Trois motions élaborées conjointement par UAG et CAP (dont une légèrement
amendée pour prendre en compte plus clairement les aspects écologiques)
furent ensuite soumises au vote et approuvées à une très large majorité :
-  Il est avant tout et surtout nécessaire de poursuivre la construction du
mouvement sous la forme d’un programme politique combatif et avec des
propositions concrètes, radicalement opposé à la politique actuelle
néolibérale et pro capitaliste, à la fois sur le plan du social, de l’
économie et de l’environnement. Nous nous y attelons dès aujourd’hui avec
les propositions qui sortent des 12 groupes de travail.
-  Nous devons aller plus loin et participer aux prochaines élections
fédérales, sans par ailleurs rompre la dynamique propre au mouvement. La où
les conditions nécessaires seront réunies pour une participation crédible,
des listes seront déposées pour les élections fédérales. Nous nous engageons
sur base des propositions de cette réunion et de toutes nos expériences, à
soumettre un programme à l’approbation de notre mouvement.
-  Tous les habitants de Belgique intéressés, peu importe la langue qu’ils
parlent, sont invités à collaborer de manière aussi intensive que possible.
UAG et CAP doivent poursuivre leur collaboration et l’intensifier, tendre à
former une solide coordination, et s’élargir selon les besoins. Une période
d’expériences communes sera nécessaire avant de décider si notre
organisation politique doit devenir un parti ou rester un mouvement. Cette
question sera posée lors d’un futur congrès.
Gageons que ce beau succès portera ses fruits, que chacun conservera d’abord
en tête l’intérêt collectif pour qu’enfin touche par touche, thème par
thème, avec une certaine notion d’urgence mais sans se précipiter, se
construise dans le respect des diversités une alternative anticapitaliste
rouge-verte crédible des deux côtés de la frontière linguistique.


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