[SAEL Forum] [sael - syndicat autonome des étudiant(e)s liégeoi(se)s] [forum] > Trous dans le budget de la Fédé!

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Mar 6 Déc 11:41:50 CET 2005


(ceci est un message automatique)

Message poste par Thomas Lesuisse a la suite de votre article.
Ne repondez pas a ce mail mais sur le forum a l'adresse suivante :
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> Trous dans le budget de la Fédé!

 S’il est indéniable que vous aviez mis le doigt sur un problème
trésorier bien réel (euphémisme), les raisons que vous invoquiez
étaient plutôt imprécises et comportaient bel et bien quelques erreurs.


L’université de LIEGE finance-t-elle outrageusement les guindailles de
ses étudiants ? La question semble posée, avec l’examen, par un
réviseur d’entreprise, des comptes de la fédération des cercles, la
"fédé". Ils ont été présentés avec du retard,....et avec des trous. 

Les trous dans la caisse ne sont pas dûs à un financement outrageux de
la guindaille (à la limite, on aurait préféré...) mais bien à
l’utilisation des fonds à des fins personnelles par un mandataire,
profitant des failles de l’organisation trésorière. L’objet de
l’examen des comptes fait par le réviseur était le calcul du
préjudice subi par la Fédé (car c’est bien la Fédé qui a été
lésée et non la Fédé qui a lésé l’ULg comme vous le laissez
croire). 

L’université a accepté de "régulariser". Le rectorat se montre très
discret sur cette affaire, qui concerne quand même l’usage d’argent
public à des fins pas très académiques. 

Hélas, non... L’ULg n’a rien régularisé. L’administration a
reglé le contentieux qui opposait la Fédé à son mandataire
malhonnête, et a fait en sorte qu’il reconnaisse les faits et
s’engage à rembourser. Ces remboursements, étalés sur plusieurs
années, devaient bénéficier directement à la Fédé au fur et à
mesure. Cependant, le trou dans la caisse était bien là, et pour finir
l’année la Fédé dû demander d’une avance sur les remboursements de
son préjudice, et mettre en garantie une partie des budgets 2006 et 2007.
Les dettes n’ont donc pas été épongée d’un trait de plume
rectoral... Et c’est bien normal. 

D’une part, la "fédé" dispose d’une sorte de droit de tirage, sur
quatre vingts mille euros de l’université, pour assurer ses dépenses
de fonctionnement. Elle peut puiser dans cette caisse, moyennant
justificatifs. 

Précisons quand même que ces 80 000 € comprennent les salaires des
permanents et les frais fixes (eau, gaz, électricité,...). 

D’autre part, la "fédé" se charge de vendre les billets d’entrée
pour le bal du recteur. Elle récolte les sous puis, après quelques
semaines, ristourne le bénéfice au service social de l’université,
qui le transforme en une trentaine de bourse d’études. Ces sommes se
croisent, gonflent la trésorerie, et, par négligence, sans doute,
pendant quelques mois, la "fédé" a vécu au-dessus de ses moyens.... 

Ca, c’est une autre histoire, que je connais moins bien... Tout ce que
je sais, c’est que les sommes que la Fédé devait au service social de
l’ULg ont été soldées cette année (c’était relatif au Bal 2003).
Une autre opération douloureuse qui est sans doute un autre facteur des
ennuis budgétaires qu’on a connus. 

Lors de la clôture des comptes, des débours inconnus sont apparus, pour
près de trois quart de million d’ancien francs. 

Je ne pense pas qu’il y ait eu une quelconque clôture des comptes de
l’ASBL, le calcul du préjudice a été fait suite à une enquête sur
nos comptes par le réviseur. Il s’élève en fait à deux tiers des
trois quarts de million de francs belges que vous évoquez... 

Selon les actuels dirigeants de la "fédé", l’université a accepté de
prolonger le délai pour la rentrée des note de frais, une façon de jeter
un voile pudique sur le découvert. 

La prolongation des notes de débours a été décidée par l’ULg étant
donné que la trésorerie Fédé avait été délaissée pendant plusieurs
mois. Il s’agissait de rendre des factures plus vieilles que ce qu’il
est permis, relatives à des dépenses régulières pour lesquelles aucun
subside de l’université n’avait alors été perçu. Les sommes
détournées n’ont évidemment pas fait l’objet de notes de
débours... 

S’agit-il alors de laisser l’argent public s’engloutir dans des
écarts de guindaille ? Selon les autorités académiques, les factures
douteuses sont honorées, mais les dépassements budgétaires vont être
récupérés, et les subsides, adaptés, en fonction du rapport de
réviseur, attendu pour le début juillet.... 

Y’a pas eu de factures douteuses, ni d’argent public englouti dans des
écarts de guindaille. Les dettes ont été honorées par la Fédé, les
dépassements budgétaires seront en effet récupérés à terme par
l’ULg, et les subsides feront l’objet d’une attention plus
particulière ("chat échaudé craint l’eau tiède"...). 

Voilà qui est plus précis.







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