[Ici] âmes sont
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Mer 26 Mar 02:40:39 CET 2008
>l’impudence des imbéciles, de l’écran de l’institution underground ou de
l’underground institutionnel.
[...] Et c’est à ce point, précisément, à ce point d’insatisfaction, qui
se rencontrent deux grands motifs de Pommereulle, le ciel et la cruauté :
le ciel, comme figure majeure de tout déplacement, de tout voyage, comme
l’espace même de l’en allé - la cruauté comme la mise en évidence de
l’impossibilité de l’accalmie, avec tous ces retournements contre soi et
ces déchirements entre soi et les autres, brusquement sommés de rendre des
comptes, de se colleter eux aussi au danger des formes, rendu manifeste
par une multitude d’objets coupants, un peu comme si une lacération de
l’espace valait pour un absolu de la rature, ou du griffé. [...]
[...] D’un coté donc le ciel, et tel qu’on le voit dans la série La
brûlure du ciel, qui est faite d’oeuvres qui sont à la fois des collages
et des brûlages, oeuvres (dessins ?) purement tournées vers la hauteur,
dans lesquelles les étoiles sont figurées par des traces de brûlure, la «
peau » d’un autre papier apparaissant sous la surface des couches du
dessus : là aussi, en passant, une manière d’accéder au leitmotiv « ciel
», une seule fois ainsi, pour cette série, et tant d’autres fois autrement
(de l’aquarelle au film), comme une vérification, comme un envoi : pour
que cela soit fixé - trace d’un geste qui se répète un nombre limité de
fois, mais pas davantage, et qui indique et montre la possibilité, la
viabilité d’un étoilement [...]
[...] L’étoilement, en un sens, ce serait aussi la structure de ces
oeuvres qui utilisent les lames de couteau, les rasoirs, les mouches de
pêche au lancer, les hameçons - ces ceuvres que l’on est naturellement
entraîné à trouver agressives et qui, effectivement, sont dangereuses à
manipuler : c’est avec elles comme si le « ne pas toucher » purement
formel des musées s’extrayait de son statut d’injonction pour se courber
du coté d’une tentation et, surtout, d’une tension. En effet les lames ou
les hameçons entrent dans l’espace, ils le font réellement, et le danger
virtuel qu’ils représentent (augmente avec les chariots qui ont des
roulettes) se manifeste par leur seule présence, une présence passive qui
est pourtant tout entière comme un travail, comme une montée de fièvre.
[...]
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