[Ici] CONTRE LA SURDITE DU PANOPTICIEN CYBERNETIQUE]
allan-ici at no-log.org
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Mar 27 Nov 19:40:50 CET 2007
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Objet: CONTRE LA SURDITE DU PANOPTICIEN CYBERNETIQUE
De: allan-ici at no-log.org
Date: Mar 27 novembre 2007 19:40
À: "fabien defendini" <fabiendefendini at gmail.com>
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> Pour prolonger le questionnement qui semble faire le pont justement entre
> le désir de la revue à l'origine (vient de l'occupation de l'université),
JAMAIS VU TA TETE LA
> la considération sur la critique (Rancière, Brossat, Tiqqun...),
EGALEMENT METAPHYSICIEN CRITIQUES
j'ai pour ma part eu une impression de pertinence en rapport au texte de
Brossat n'en déplaise à Efflam (conversation téléphonique, vous avez
d'ailleurs son bonjour).
ALORS QU'EFFLAM EST SUR PLACE????????????
Tu dis Bamba qu'il est question d'occuper des idées, mais tout
> d'abord dans votre expérience la contestation trouvait un objet précis
> quand bien même (et par là même) renvoyée à une question existentielle.
AUTANT DE PERCEPTIONS QUE LES DIX MILLE ETRES.
COMPRENDS PAS TON EXEGESE DE CE QUE TU N'AS PAS VECU
Alors > qu'en ce qui concerne l'occupation étudiante française, il est à
constate qu'il y a une difficulté très grande à formuler un contexte
d'occupation.
EVIDEMMENT QUAND ON SE RAMASSE LES CRS DES LE PREMIER SOIR....
> Là > où l'occupation comme dit Brossat doit faire politique (soit être
renvoyé à l'espace commun et par là même parvenant à s'énoncer -mon idée
fixe> direz-vous) elle peut s'expérimenter (comme tu l'as toi-même dit
Bamba
> dans la peur et par la peur).
LA PEUR EST LA PASSION MOBILISEE POUR ASSURER LE CONTROLE SOCIAL. (HOBBES)
Je pense que l'angoisse est un motif qui > m'intéresse beaucoup à
l'échelle individuelle, mais vécue à l'échelle > collective, c'est alors
la pierre de voûte aux écarts politiques d'un type > conduisant vers la
politique autoritaire, et je pense en ce sens que > l'évènement "Bienvenue
au goulag" (référence à la délégation de l'Unef > refusée à l'assemblée
générale) n'est en ce sens absolument pas > anecdotique.
BON DEBARRAS!!!!!!!!!!
> Donc je crois que toutes contestations n'est envisageable qu'à la
> condition > de sa serennité cela induit à posteriori un climat où les
intervenants n sont plus amenés à défendre une position mais bien à
être ensemble dans> une formulation politique qui précisement fait
défaut au moment de la> contestation.
CA S'APELLE UN SALON PHILOSOPHIQUE ET CA N'A PAS GRAND CHOSE DE COMMUN
AVEC UNE OCCUPATION.
SANS RAPPORT DE FORCE, AUCUNE POLITIQUE N'EST POSSIBLE CONTRE LE POUVOIR.
CE QUI N'EXCLUT PAS LA SERENITE AVEC LES AMIS et les COMPAGNI.
> Le devenir victime quand bien même il peut être légitime (ce que Brossat
> reconnaît "pour le moins") ne peut se suffire, je renvoie ici Efflam à la
> discussion sur le jeté de pavé comme la marque d'une insuffisance. Mais
> cette insuffisance doit également parvenir à trouver sa voie, en
> l'occurence, en France, je n'ai encore pas entendu de contre-proposition à
> celle du gouvernement.
FOUCALT REPONDRAIT QUE C'EST UNE EXIGENCE DE BUREAUCRATE, DE MINISTERE.
CELUI QUI LUTTE CONTRE L'AGGRAVATION CONTINUE DU POUVOIR (L'INEMPIRABLE
QUI NE CESSE D'EMPIRER) N'ACCREDITE AUCUNEMENT LA MERDE QU'EST LE STATU
QUO.
Est-ce à dire que rien ne peut s'en dire? Tu
> parlais > Bamba de technicité, et envisageais de ne pas répondre
seulement à la > technicité par la technicité. Pour autant devons-nous
nous déposséder
> entièrement du vocabulaire politique et technique pour affirmer le primat
> d'un rêve: "Nous voulons une société qui ne soit pas marchande!"
QUELLE CONNERIE, LA SOCIETE EST MARCHANDISE.
Mais les> étudiants sont les acteurs de demain,
OUI LES FUTURS JUGES, POLITICIENS, GESTIONNAIRES, URBANISTES, EICHMANNs
il y a donc des raisons de > s'inquiéter
> de l'absence de contre-formulation, soit parvenir au complexe. A
> l'incitation active du gouvernement d'une université professionnalisée
> devrait répondre l'activité de la pensée, qui ici n'occupe qu'un postulat
> en > dernière instance, celui de la préservation d'un "on-ne-sait" quel
> héritage > de l'université.
LA PENSEE A DESERTE L'UNIVERSITE, QUELQUES FRAGMENTS D'INTELLIGENCES
EPARSES ET UNE GROSSE MASSE DE JEUNES + OU - FORMATES Y SUBSISTENT.
IL N'Y A EVIDEMMENT PAS A SAUVER L'UNIVERSITE, NEE AU SERVICE DE L'EGLISE,
DE L'INQUISITION,
LA FACULTE DE THEOLOGIE CONTRE LES EXPRESSIONS DE LA LIBERTE
LA FACULTE DE MEDECINE CONTRE LES SORCIERES
LA FACULTE DE DROIT POUR CONSTRUIRE LA PUISSANCE PUBLIQUE, LA FONCTION
ETATIQUE
ET LA SUITE DE SON HISTOIRE N'EST QUE LA CONTINUATION DE SA GENESE
AU GRE DES PERIPETIES DE LA GOUVERNEMENTALITE.
L'INSURRECTION DES SAVOIRS ET DES CORPS,
LA DISSIDENCE DE LA PENSEE, Y EST PLUS QUE RARE.
ELLE EST LA MANIFESTATION TOUJOURS POSSIBLE D'UN DEHORS DE L'INSTITUTION.
ayant relu les différents messages adressés à la liste Ici, concernant
l'actualité étudiante en France, je n'arrive pas à saisir de quoi tu parles.
J'aimerais bien répondre, mais la compréhension que j'ai eu des différents
échanges en rapport avec ta réaction agit sur moi comme un montage abstrait
dans lequel les éléments n'auraient rien à communiquer de l'un à l'autre.
Mon impression serait que ta réaction consiste en un ressentiment envers un
objet qui me serait caché.
???????????
Tu avoueras qu'à compter de ceci je peux difficilement répondre.
Travaillant moi-même dans le milieu artistique entre autres je suppose une
attaque implicite qui ne s'appuie que sur le simple postulat que l'artiste
est un 'snob'.
???????????
La combinaison auteur-artiste-élève est si bien ficelée que je ne sais même
pas si elle correspond en pratique à une réalité donnée.
???????????
La politique de rupture semble être quelque chose qui t'intéresse, mais tu
ne fais que la nommer comme si son titre devait faire valoir de droit.
??????????????
La critique de la critique de la critique... semble être un domaine qui
suscite en toi une empathie métaphysique ainsi que tu le dis mais de quelle
métaphysique il est question, de quel énoncé critique tu parles (je crois
deviner que Rancière est concerné mais à un registre si lointain que ça
n'atteint pas l'objet),
????????????
qui est, comment est et d'où vient l'empire
bicéphale (empire à deux têtes), quel rapport entre le statut d'artiste et
Brossat?
??????????????
Comme tu le vois beaucoup de questions qui loin de m'interroger me laisse
pour autant perplexe.
Avec malgré tout une idée claire, tu es partisan d'une bonne gouvernance.
Etrangeté complète, étonnement, retour au souverain bien?...
Là, je ne suis pas, certainement.
BOUFFON
Bien à toi gouverneur,
> Le 27/11/07, allan-ici at no-log.org <allan-ici at no-log.org> a écrit :
>>
>> il y en a qui ne racontent jamais assez de conneries...
>>
>> Comment utiliser un texte d'un intellectuel dissident/contestataire qui
>> refuse d'accréditer les âneries annônées par la majorité démocratique,
>> des
>> antibloqueurs à l'Unef (heuresement et enfin expulsée de la
>> coordination)...
>>
>> Comment lui faire tenir un discours antipolitique, au nom d'une phobie
>> de
>> toute forme de (contre)-pouvoir, rongée par la mauvaise conscience
>> esthétisante de celui qui n'a aucune force, qui ne cesse de se plaindre
>> au
>> nom de son statut d'artiste....
>>
>> Comment une telle bouche peut-elle reprocher à ceux qui tentent de mener
>> une politique, de créer la situation, de la maintenir, d'assumer un
>> niveau
>> d'affrontement/d'engagement, d'inventer, de résister, de manifester, de
>> bloquer, de faire la grève humaine, de casser, de nouer des convergences
>> entre les luttes, entre les êtres, entre les devenirs...
>>
>> ça me dépasse....
>>
>> au fait, p-e l'intervention systématique des CRS, des antibloqueurs, des
>> hiérarchies universitaires, des récupérateurs de gauche, des
>> représentants
>> et syndicats qui n'attendent rien pour passer à la table des
>> négociations... n'est-elle pas étrangère à la difficulté de faire
>> émerger
>> une politique de rupture...
>>
>> au fait, la critique de la métaphysique critique, en plus à partir d'une
>> position esthétique n'est-elle pas la pire des prologations sur cette
>> pensée vis-à-vis de laquelle j'ai plus que des critiques? traduction :
>> l'apolitisation de la métaphysique critique, son esthétisation, ne
>> fournit-elle pas l'horizon idéal pour le maintien et l'expansion de
>> l'ordre des choses présents, n'est-elle pas le visage souriant, le mot
>> charmeur, le regard humble et fragile de l'empire bicéphale?
>>
>> La critique de la critique de la critique, sans aucune position, sans
>> aucune portée sinon celle du nombril de l'auteur-artiste-élève modèle
>> bien
>> content de sa maîtrise des subtilités de la langue et des langages.
>>
>> laisse tomber....
>>
>> nommer les choses c'est gouverner affirmait confucius et han fei zi, la
>> rectification des noms, le ré-étiquetage du sensible, qu'il soit opéré
>> par
>> les illuminés métaphysiciens critiques ou par les artistoïdes fragiles
>> gentils et apolitiques, est une opération de pouvoir, inutile de le
>> déguiser, il s'agit de l'assumer et de cesser de juger sur un registre
>> ésthicomoral (un sous-sous-sous-registre) les êtres et les situations,
>> l'univers, l'infini et les mondes.
>>
>>
>>
>
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