[Ici] gargouillements

omnes efflam omneselflam at hotmail.com
Mar 27 Nov 11:13:55 CET 2007


ce sont de bonnes questions: je suis mélancolique, pas nostagique, il
n'y a pas d'âge d'or perdu de l'Université, simplement le regret
éternel de ce qu'elle aurait PU être, un rêve rétrospectif des
possibles qui s'accroche à quelques souvenirs en éclats, et l'évidence
de l'accumulation des ruines - on n'est jamais tombé aussi bas - même
si c'est une illusion et que du temps des Brunschwicg, il n'y a rien à
regretter. Mais en arriver à un point où le mot d'autonomie de
l'Université serve de repoussoir à
toutes les énergies protestataires - ça, je dois dire, je n'aurais pu
l'imaginer... Est-ce une raison suffisante que les autres parlent comme
des porcs pour que nous nous mettions à penser comme des porcs et à
faire du "droit à l'étude" (marketing? Sport de haut niveau? Lutte
antiterroriste?) notre maximum revendicaif? 
à vous, 
ab


----Message d'origine----

Date: Thu, 22 Nov 2007 13:56:49 +0100
De: "lola laguna" 
A: paris8philo at googlegroups.com
Sujet: [Paris8philo] Re: en débat
	contact paris8philo-owner at googlegroups.com
	

monsieur brossat,
merci
de vos efforts pour éclairer les questions que vous essayez de
soulevez. je vois ceci comme un geste qui vise parmi d'autres
opérations et donc c'est comme ça que je peux dire que je vous lis
.
poser -ou au moins nommer- la question de la séparation de la
pensée crée d'abord la possibilité d'un espace partagé, et c'est à
partir de là qu'on peut commencer à introduire des différences. 

je vous prie donc d'articuler ce qui selon vous pourrait être "le
pouvoir et le prestige universitaires" que vous annoncez comme séparés
"du pouvoir politique et des obligations de révérence étatiques" mais
qu'en tout cas vous annoncez seulement comme une séparation de ce que
vous appelez "la destruction". ces questions vous les avez nommés, si
l'on veut, mais vous ne les avez pas articulés du tout. par exemple, je
voudrais vous demander quand est-ce qu'à votre avis l'université a été
structuré selon ce que
vous appelez "son principe fondateur" et dans quel moment vous avez
constaté (car vous parlez de "constat") ce que vous appelez "son
déclin". voici qu'on voit vous faire l'effort de vous expliquer, mais cet idéal de l'université que vous gardiez reste encore inconnu. 

On Nov 22, 2007 8:49 AM,  <abrossat at club-internet.fr
> wrote:









merci d'avoir contribué à transformer ma prédiction et mon souhait en
réalité. C'est ça, l'avantage de la catégorie susmentionnée dont vous
avez si volontiers endossé le rôle: elle est terriblement prévisible. 
Bien cordialement, 
ab
----Message d'origine----

>Date: Thu, 22 Nov 2007 00:20:43 +0100

>A: paris8philo at googlegroups.com

>De: Didier Py 

>Sujet: [Paris8philo] en débat

>	contact paris8philo-owner at googlegroups.com

>	

>

>

>Qu'est-ce que cette position de petit jouisseur sur un texte rempli 

>de conneries, où Monsieur Brossat nous fait le coup de l'ouvriérisme. 

>En quoi les bloqueurs CGt/Sud rail tout aussi minoritaires que les 

>bloqueurs de facs seraient-ils plus légitime ?

>10% de cheminots ppeut bloquer tout le réseau. donc ne vous faites 

>pas le chantre de la défense de la démocratie. Et c'est quoi le 

>milieu (étudiant)? vous avez l'air d'en connaître un rayon sur le 

>"milieu" ?

>

>Le mouvement des cheminots est-il plus politique que celui des 

>étudiznts énonçant comme les cheminots d'être simplement "contre".

>Monsieur Brossat qui connaît bien la musique, celle qui se jouait 

>dans les années 60/70, et que je connais aussi ne disait pas la même 

>chose de lutte qui au départ était aussi minorotaire, portait 

>l'antagonisme comme vérité et pousse  à la révolte. Simplement 

>aujourd'hui la politique, que vous avez participé à absenter, est 

>nulle, vide. Pensez-vous que votre texte de petit maître explicateur 

>et de donneur de leçon, (où êtes-vous dans les A.G. ?) soit un 

>quelqueconque bilan ? Une quelqconque position politique : nada ! Et 

>en plus vous êtes mysogine "le Brossat".

>

>vous aviez fait le coup du courage à propos de Rancière dans les 

>journées philo. viser quelq'un sans dire son nom et ici, visé pour se 

>faire plaisir "les cons", mais la crapule c'est vous et le 

>manque-à-jouir aussi, vpoir une position limite perverse. Car comme 

>disait les situationnistes : la dialectique de Brossat ne casse pas 

>des briquettes.

>

>A vous - un espion à P.8

>

>

>>Avec plaisir, merci. J'ai écrit ces quelques lignes pour le plaisir 

>>de me faire invectiver par les cons; j'attends notamment la Birbaum 

>>au tournant, et ai un bon mot tout prêt pour elle: Passionaria 

>>pendant les grèves et Cripure entre elles - tu reconnais la 

>>tournure, elle vient d'une chanson de Brel.

>>A toi,

>>Alain

>>----Message d'origine----

>>>De: Jean-Louis

>>>Sujet: [Paris8philo] Re: en débat

>>>Date: Wed, 21 Nov 2007 12:31:22 +0100

>>>A: paris8philo at googlegroups.com

>>>	contact paris8philo-owner at googlegroups.com

>>>	mailto:paris8philo-unsubscribe at googlegroups.com

>>>

>>>

>>>Très bien ton texte.

>>>

>>>  Puis-je le faire circuler sur Caen, déjà au niveau du département ?

>>>

>>>  Bien à toi

>>>martine

>>>Le 21 nov. 07, à 11:19, abrossat at club-internet.fr a écrit :

>>>

>>>>

>>>

>>>

>>>

>>

>-- 

>Didier Py

>

>didier.py at wanadoo.fr

>


Date: Tue, 27 Nov 2007 07:05:19 +0100
From: fabiendefendini at gmail.com
To: ici at listes.agora.eu.org
Subject: [Ici] (discu) occupation et contestation

Pour prolonger le questionnement qui semble faire le pont justement entre le désir de la revue à l'origine (vient de l'occupation de l'université), et la considération sur la critique (Rancière, Brossat, Tiqqun...), j'ai pour ma part eu une impression de pertinence en rapport au texte de Brossat n'en déplaise à Efflam (conversation téléphonique, vous avez d'ailleurs son bonjour). Tu dis Bamba qu'il est question d'occuper des idées, mais tout d'abord dans votre expérience la contestation trouvait un objet précis quand bien même (et par là même) renvoyée à une question existentielle. Alors qu'en ce qui concerne l'occupation étudiante française, il est à constater qu'il y a une difficulté très grande à formuler un contexte d'occupation. Là où l'occupation comme dit Brossat doit faire politique (soit être renvoyé à l'espace commun et par là même parvenant à s'énoncer -mon idée fixe direz-vous) elle peut s'expérimenter (comme tu l'as toi-même dit Bamba dans la peur et par la peur). Je pense que l'angoisse est un motif qui m'intéresse beaucoup à l'échelle individuelle, mais vécue à l'échelle collective, c'est alors la pierre de voûte aux écarts politiques d'un type conduisant vers la politique autoritaire, et je pense en ce sens que l'évènement "Bienvenue au goulag" (référence à la délégation de l'Unef refusée à l'assemblée générale) n'est en ce sens absolument pas anecdotique. Donc je crois que toutes contestations n'est envisageable qu'à la condition de sa serennité cela induit à posteriori un climat où les intervenants ne sont plus amenés à défendre une position mais bien à être ensemble dans une formulation politique qui précisement fait défaut au moment de la contestation.

Le devenir victime quand bien même il peut être légitime (ce que Brossat reconnaît "pour le moins") ne peut se suffire, je renvoie ici Efflam à la discussion sur le jeté de pavé comme la marque d'une insuffisance. Mais cette insuffisance doit également parvenir à trouver sa voie, en l'occurence, en France, je n'ai encore pas entendu de contre-proposition à celle du gouvernement. Est-ce à dire que rien ne peut s'en dire? Tu parlais Bamba de technicité, et envisageais de ne pas répondre seulement à la technicité par la technicité. Pour autant devons-nous nous déposséder entièrement du vocabulaire politique et technique pour affirmer le primat d'un rêve: "Nous voulons une société qui ne soit pas marchande!" Mais les étudiants sont les acteurs de demain, il y a donc des raisons de s'inquiéter de l'absence de contre-formulation, soit parvenir au complexe. A l'incitation active du gouvernement d'une université professionnalisée devrait répondre l'activité de la pensée, qui ici n'occupe qu'un postulat en dernière instance, celui de la préservation d'un "on-ne-sait" quel héritage de l'université. Pour ma part, et de l'expérience que j'ai pu avoir de l'université, je sera



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